Comme un boomerang, l’hirondelle revient au même endroit d’une année à l’autre. Depuis toujours messagères des saisons, à ce jour, elles nous annoncent que l’un sans l’autre nous aurons du mal à survivre.

 

Ici, les hirondelles de savon se dissolvent peu à peu, nous lavant les mains de ce triste état de fait. J’imagine un printemps sans hirondelle, un printemps sans ces petits joyaux qui rythment nos vies.

 

Petites armées disciplinées, en rang, dans l’attente d’un envol incertain. Tombes blanches aux ailes déployées, sous le silence du déclin. Disparition préméditée, empreinte de conséquences irréversibles.

 

A notre amie 

LE DECLIN - INSTALLATION IN SITU - 12  2004

Résidence Maison de la Touche Chevreuil, Corps Nuds, Ille et Vilaine 

Deux espaces de 30m2 au sol en vis à vis, 584 savons gravés A Notre amie

 

Expositions collectives : « A vos arts », Rennes Métropole, Biennale de la Jeune Création, Corps Nuds, Ille et Vilaine, 2004

« Retour au square » Square Maurice Schwob, Nantes, 2005

A notre retour de vacances, j’ouvris la porte de la grange. Mon père l’avait fermée cette fois-ci en pensant à d’éventuels voleurs.
Là, au sol, gisait un couple d’hirondelles. Prises au piège, elles étaient mortes de fatigue et de faim tout comme leurs petits dans le nid. 

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